Vous êtes victime d'un aléa thérapeutique ?
Voici la procédure en 4 étapes
Nos partenaires (avocats et médecins) sont disponibles 7j/7 pour répondre gratuitement à vos questions.
Nos partenaires (avocats et médecins) sont disponibles 7j /7 pour répondre à vos questions.
L'accident médical :
la procédure en 4 étapes
Cliquez pour en savoir plus ...

1. Vos premières démarches
L’accident médical non fautif fait partie des aléas thérapeutiques.
C'est typiquement la complication médicale ou opératoire qui survient quand personne n'a commis de faute.
La médecine n'est pas une science exacte et des complications peuvent arriver même lorsque toutes les précautions sont prises.
Ces complications peuvent être indemnisées dans certains cas :
-
soit par l’ONIAM (Office d'indemnisation des accidents médicaux) en fonction de la gravité de votre dommage,
-
soit par votre garantie accident de la vie si vous en avez une et que vous remplissez les conditions du contrat
Si vous avez été victime d'une faute médicale, cliquez ici, pour plus d’information sur cette procédure.
-
3 possibilités :
-
Garantie accident de la vie. Votre assureur peut vous indemniser si vous avez souscrit à une garantie accident de la vie et que vous remplissez les conditions du contrat. Chaque contrat est différent, contactez-nous pour décoder gratuitement votre contrat et ne pas vous tromper dans la déclaration de sinistre.
- L’ONIAM. L’Office d'Indemnisation des Accidents Médicaux (ONIAM) vous indemnise si votre dommage remplit les conditions suivantes :
-
Le soin, le traitement ou l’opération doit être accompli après le 4 septembre 2001
-
Votre dommage doit être en lien avec un acte à finalité thérapeutique/curative (acte de soins, de prévention, de diagnostic). Attention, les actes à visée purement « esthétique » sont exclus.
-
Votre dommage doit atteindre un seuil de gravité :
-
un taux d'atteinte permanente à l'intégrité physique ou psychique (AIPP) supérieur à 24 %,
-
ou un arrêt temporaire des activités professionnelles (ATAP) de 6 mois consécutifs ou de 6 mois non consécutifs sur une période de 12 mois,
-
ou des gênes temporaires constitutives d'un déficit fonctionnel temporaire (DFT) supérieur ou égal à un taux de 50 % pendant une durée au moins égale à six mois consécutifs ou à six mois non consécutifs sur une période de douze mois ;
-
A titre exceptionnel, un dommage présente un caractère de gravité suffisant lorsque :
-
vous êtes déclarée définitivement inapte à exercer l'activité professionnelle que vous exerciez avant l’accident médical,
-
ou lorsque l'accident médical, l'affection iatrogène ou l'infection nosocomiale crée des troubles particulièrement graves, y compris d'ordre économique ou dans vos conditions d'existence (TPGCE).
-
-
-
Le dommage doit être anormal. Le dommage est dit « anormal » lorsque vous subissez des conséquences plus graves que celles auxquelles vous étiez exposées en laissant votre maladie évoluer sans traitement, ou lorsque la complication est extrêmement rare (risque inférieur de 5%).
-
Exemple : vous êtes opéré(e) d’une prothèse de hanche. Lors de l’opération vous êtes victime d’une allergie à l’héparine (aléa thérapeutique), et vous devez être amputé(e) de la jambe. Sans la pose de prothèse vous auriez eu des difficultés à marcher, mais vous n’auriez pas subi d’amputation. Votre dommage est donc anormal.
-
-
-
Qui doit prouver l’accident médical ? C’est à vous de prouver l'accident médical thérapeutique dont vous êtes victime.
Comment prouver l’accident médical ? L’accident médical peut être prouvé lors d’une expertise médicale. Cette mesure consiste à faire analyser votre dossier par un médecin expert, qui va déterminer si vous avez été victime d’un accident médical médical, et évaluer vos préjudices.
Vous pouvez obtenir cette expertise par différents moyens :
-
Saisir la commission de conciliation et d’indemnisation des accidents médicaux (CCI)
-
Déclencher votre garantie « accidents de la vie »
-
Saisir le Tribunal (avocat obligatoire)
Vous trouverez l’explication en détails de chaque procédure ci-dessous.
Vous avez combien de temps pour agir ?
-
10 ans à compter de la stabilisation de vos séquelles, ou du décès de votre proche, pour demander une indemnisation à l’ONIAM, devant le Tribunal ou la CCI. Pour les victimes mineures, ce délai commence à partir de sa majorité.
-
2 ans à compter de votre dommage (ou de la découverte de l'erreur médicale), ou du décès de votre proche, pour déclencher votre garantie accident de la vie.
-
1. Récupérez votre dossier médical complet
L’étude de votre dossier médical complet est indispensable pour savoir si vous avez été victime d’un accident médical et pour votre indemnisation.
Votre dossier médical comporte notamment :
-
Les comptes-rendus de consultation(s), opératoire(s), d’accouchement, d’hospitalisation(s), d’imageries (CD-ROMS des radiographies, IRM, scanners, etc.),
-
Le dossier d'anesthésie,
-
Les transmissions infirmières ou dossier de soins infirmiers,
-
Les observations médicales,
-
Le relevé des constantes,
-
Les analyses biologiques, biopsiques et bactériologiques
-
Les ordonnances, etc.
Triez tous ces documents par ordre chronologique.
Comment obtenir son dossier médical ? Plusieurs méthodes :
-
Par lettre recommandée : Envoyez une demande par lettre recommandée à tous les médecins, hôpitaux, cliniques et centres de rééducation qui vous ont pris en charge.
-
Pour vous aider, nous pouvons vous fournir un modèle de "demande de communication du dossier médical". N’hésitez pas à nous contacter pour le recevoir gratuitement.
-
-
Espaces en ligne : Certains établissements de santé proposent des formulaires spéciaux ou des interfaces en ligne pour demander une copie (exemple : pour les hôpitaux de l’AP-HP : https://mon.aphp.fr).
Attention au dossier incomplet. Souvent le dossier médical qui vous est envoyé la première fois est incomplet. Il peut être difficile de savoir quelles sont les pièces manquantes lorsque l’on n’a pas l’habitude de manier ces documents.
2. Regroupez vos pièces administratives
-
Pièce d’identité,
-
Attestation d'affiliation à un organisme de sécurité sociale (disponible sur le site Ameli.fr ou auprès de votre caisse de sécurité sociale),
-
Attestation d'affiliation à une mutuelle, une prévoyance…
-
Tous vos arrêts de travail,
-
Les décisions d’allocation d’indemnités ou reconnaissances de droits en lien avec votre situation (AAH, RQTH, titres de pensions d’invalidité, de retraite etc.)
-
Conditions générales et particulières des contrats d’assurances (garantie des accidents de la vie, protection juridique), si vous ne les avez pas, demandez-les à votre assureur.
3. Conservez vos justificatifs de frais et de pertes de revenus
-
Factures,
-
Décomptes de la CPAM et de votre mutuelle (disponibles pendant 2 ans)
-
Bulletins de paie, attestations de perte de salaires et d’indemnités journalières, etc.
-
Pourquoi être accompagné(e) par un avocat ?
-
Comprendre la procédure
-
Etre conseillé à chaque étape de la procédure
-
Faire reconnaître et respecter ses droits
-
Déléguer le poids du dossier à un professionnel
-
Rétablir l’équilibre avec l’assureur
-
S’assurer d'obtenir une indemnisation à la hauteur de ses préjudices
Comment le choisir et où le trouver ? Attention, vous n’iriez pas consulter un ophtalmologiste pour une rage de dent ? De même, veillez à choisir un avocat exerçant en réparation du dommage corporel. Ce domaine est très spécifique, technique et l’avocat que vous choisirez doit en maîtriser toutes les subtilités.
N'hésitez pas à nous contacter pour être mis en relation avec un avocat partenaire indépendant des compagnies d'assurance, intervenant dans la France entière et exclusivement aux côtés des victimes., qui vous donnera un avis gratuit.
-
Le rôle du médecin conseil. Il a plusieurs missions, le médecin-conseil :
-
vous aide à constituer votre dossier médical
-
vous prépare et vous assiste aux expertises
-
défend l’évaluation de vos préjudices à leur juste valeur.
L'égalité des armes. Votre médecin-conseil agit comme un contrepoids face aux médecins missionnés par vos adversaires. Il connaît les règles de l’art et des bonnes pratiques médicales. Il peut contester l'analyse des autres médecins en se basant sur la littérature médicale qu'il aura étudiée pour que l’aléa thérapeutique soit établi et que votre droit à indemnisation soit reconnu.
Les honoraires du médecin-conseil ? Vous devez faire l’avance des honoraires. Votre assurance de protection juridique peut prendre en charge tout ou partie de ces frais. Selon votre cas, vous pourrez obtenir un remboursement des frais par le responsable.
Trouver un médecin-conseil ? N'hésitez pas à nous contacter pour être mis en relation avec un médecin-conseil partenaire, indépendant des compagnies d'assurance, intervenant dans la France entière et exclusivement aux côtés des victimes.
-
Lancer la procédure. Une fois que vous avez constitué un dossier complet et vous êtes entouré(e) d’un médecin-conseil et d’un avocat compétents en responsabilité médicale, la procédure d’indemnisation de vos préjudices va pouvoir débuter.
Découvrez ci-dessous les différentes procédures que vous pouvez engager.
2. Les premières démarches



